Shekel : association pour personnes en situation de handicap mental

·Publié le 10 mai 2026·7 min de lecture·Vérifié rédactionnellement

Shekel (שק »ל) — derrière ce nom familier de la monnaie israélienne se cache aussi l’une des associations les plus actives d’Israël en faveur des personnes en situation de handicap mental. Acronyme de Sherutei Kehila la-Hayim ha-Sviva (« Services communautaires pour la vie en milieu naturel »), Shekel propose depuis 1979 un large éventail de services pour les personnes handicapées mentales et leurs familles : logement adapté, ateliers protégés, accompagnement quotidien, loisirs, soutien aux familles. Voici comment l’association peut aider les francophones d’Israël.

Une association historique

Fondée en 1979, Shekel a été l’une des premières associations israéliennes à promouvoir l’intégration sociale des personnes en situation de handicap mental — par opposition au modèle institutionnel d’enfermement qui prévalait à l’époque. L’idée fondatrice : permettre aux personnes handicapées mentales de vivre dans la communauté, avec un accompagnement adapté, plutôt que d’être placées en institution fermée.

Aujourd’hui, Shekel accueille plus de 5 000 personnes à travers Israël et propose une large gamme de services dans plusieurs villes : Jérusalem (siège), Tel-Aviv, Haïfa, Beer-Sheva, Petah Tikva, et plusieurs villes périphériques.

Services proposés

Logements adaptés

Shekel gère plusieurs types de logements selon le degré d’autonomie des résidents :

  • Foyers d’hébergement avec encadrement 24h/24 pour les personnes nécessitant un soutien important
  • Appartements semi-autonomes avec accompagnement régulier d’un éducateur
  • Appartements autonomes avec visites hebdomadaires d’un référent
  • Hébergement temporaire pour soulager les familles (répit familial)

Ateliers protégés et formation professionnelle

Shekel propose des ateliers protégés permettant aux personnes en situation de handicap mental d’avoir une activité professionnelle adaptée — production artisanale, conditionnement industriel, restauration légère, jardinage. Ces ateliers offrent à la fois une rémunération symbolique, une structuration de la journée, et un sentiment d’utilité sociale.

Pour les personnes ayant des capacités plus développées, Shekel propose également un accompagnement vers l’emploi en milieu ordinaire — préparation, mise en relation avec des employeurs, suivi sur le poste.

Centres de jour et activités

  • Centres de jour pour les personnes ne pouvant pas travailler — activités structurantes, ateliers créatifs, sorties
  • Activités sportives et culturelles adaptées
  • Programmes de loisirs et vacances spécialement conçus
  • Bibliothèques et activités intellectuelles adaptées

Soutien aux familles

  • Conseils et orientation pour les familles confrontées au handicap mental d’un proche
  • Groupes de parole entre familles dans des situations similaires
  • Aide aux démarches administratives (allocations, droits, scolarité, tutelle)
  • Formation des aidants familiaux
  • Répit temporaire pour soulager les familles (séjours courts d’hébergement de la personne handicapée)

Comment accéder aux services

Le parcours typique pour bénéficier des services de Shekel :

  1. Reconnaissance du handicap par le Ministère des Affaires sociales (Misrad ha-Revaha) ou le Bituah Leumi
  2. Évaluation des besoins par un travailleur social
  3. Orientation vers les services Shekel adaptés à la situation
  4. Inscription et entretien avec l’équipe pédagogique
  5. Période d’essai avant intégration définitive

Le financement combine généralement plusieurs sources : Bituah Leumi (allocations), Ministère des Affaires sociales, contribution familiale modeste, et soutien de l’association elle-même grâce aux dons.

Pour les familles francophones

Les familles francophones avec un proche en situation de handicap mental bénéficient particulièrement des services de Shekel — l’association connaît bien les défis spécifiques aux nouveaux olim (changement de système éducatif, perte des repères, barrière linguistique). Plusieurs antennes (Jérusalem notamment) comptent des éducateurs ou travailleurs sociaux parlant français.

Pour accéder aux services en français, contactez aussi :

  • Qualita — peut faciliter la mise en relation avec des structures francophone-friendly
  • AMI et autres associations communautaires
  • Les travailleurs sociaux municipaux de votre ville

Autres associations complémentaires

Shekel n’est pas la seule structure dédiée au handicap mental en Israël. D’autres associations complémentaires :

  • Akim Israel — l’une des plus grandes associations pour personnes en situation de handicap intellectuel
  • Alut — association nationale pour les personnes autistes
  • Beit Issie Shapiro — services pour enfants et adultes en situation de handicap
  • Yad Eliezer, Beit Almagor, Eden Ohaley Yaacov — autres structures communautaires

Selon le profil de votre proche et votre lieu de résidence, plusieurs associations peuvent intervenir de manière complémentaire.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier des services de Shekel ?

Toute personne en situation de handicap mental ou intellectuel reconnu, résidant en Israël, sans distinction de nationalité, religion, ou origine. La reconnaissance du handicap se fait par le Ministère des Affaires sociales ou le Bituah Leumi sur la base d’une évaluation médico-psychologique.

Combien coûtent les services ?

La majorité des services sont financés par les institutions publiques (Bituah Leumi, Misrad ha-Revaha) avec une contribution familiale modeste calculée selon les revenus. Pour les familles à faibles revenus, les services peuvent être quasi-gratuits. Renseignez-vous directement auprès de l’antenne Shekel locale pour les détails financiers de votre situation.

Y a-t-il une liste d’attente ?

Pour certains services (logements en foyer notamment), oui — les délais peuvent atteindre plusieurs mois ou années. Pour les ateliers protégés et activités de jour, les délais sont généralement plus courts. Inscrivez-vous le plus tôt possible et explorez les solutions intermédiaires en attendant.

Y a-t-il des éducateurs francophones ?

Oui dans plusieurs antennes — particulièrement à Jérusalem où la communauté française est importante. Demandez explicitement un éducateur francophone lors de votre prise de contact. Pour les familles moins à l’aise en hébreu, l’aide d’une association comme Qualita peut faciliter les premiers échanges avec Shekel.

Mon enfant peut-il bénéficier des services dès l’enfance ?

Shekel intervient principalement à partir de l’adolescence et à l’âge adulte. Pour les enfants en situation de handicap mental, d’autres associations sont plus adaptées (Beit Issie Shapiro, Akim, Alut). Une transition progressive vers Shekel peut être organisée à l’approche de l’âge adulte.

Comment soutenir l’association ?

Shekel est financée principalement par les institutions publiques mais aussi par les dons. Les dons défiscalisés sont possibles via le formulaire 46 (équivalent israélien). Vous pouvez également vous engager comme bénévole — accompagnement d’activités, soutien à la communication, sorties avec les résidents.


À lire également

Cet article a une vocation informative. Pour des conseils personnalisés, contactez directement Shekel ou les associations communautaires francophones de votre région.

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