Équivalence médicaments France-Israël : guide complet

Pour les francophones qui s’installent en Israël, l’équivalence des médicaments France-Israël est l’une des questions les plus pratiques. Vos traitements habituels existent presque tous en Israël — mais sous des noms commerciaux différents. Comprendre comment retrouver vos médicaments dans le système israélien évite frustrations et ruptures de traitement. Voici un guide complet avec les principales équivalences et la méthode pour les autres molécules.

La DCI : votre clé universelle

La DCI (Dénomination Commune Internationale) est le nom scientifique d’une molécule, identique dans tous les pays. Quand vous arrivez en Israël avec un traitement français, demandez à votre médecin la liste de vos médicaments en DCI — c’est cette information qui permettra à un pharmacien israélien d’identifier l’équivalent local, quels que soient les noms commerciaux.

Exemple : « Doliprane » est un nom commercial français. Sa DCI est « paracétamol ». En Israël, le paracétamol est commercialisé sous le nom « Acamol » (et plusieurs génériques). Avec la DCI, n’importe quel pharmacien fait le lien immédiatement.

Équivalences les plus fréquentes

Antalgiques et antipyrétiques

  • Doliprane / Efferalgan / Dafalgan (paracétamol) → Acamol
  • Aspirine / Aspégic (acide acétylsalicylique) → Aspirin (même nom)
  • Nurofen / Advil / Spedifen (ibuprofène) → Nurofen, Ibufen, Optalgin Optalon
  • Voltaren (diclofénac) → Voltaren, Cataflam
  • Tramadol / TopalgicTramadex

Anti-spasmodiques et digestifs

  • Spasfon (phloroglucinol) → No-Spa
  • SmectaSmecta (importé, même nom)
  • Imodium (lopéramide) → Stopit, Loperamide
  • Maalox (hydroxyde aluminium/magnésium) → équivalent générique sous nom local
  • Motilium (dompéridone) → Motilium (même nom)
  • Inexium / Nexium (ésoméprazole) → Nexium, Esomeprazole générique

Maladies chroniques cardiovasculaires

  • Levothyrox (lévothyroxine) → Eltroxin
  • Tahor / AtorvastatineAtorvastatin
  • Coversyl (périndopril) → Coversyl (même nom)
  • Amlor / AmlodipineNorvasc, Amlodipine
  • Plavix (clopidogrel) → Plavix (même nom)
  • Eliquis (apixaban) → Eliquis (même nom)
  • Glucophage / Stagid (metformine) → Metformin, Glucomin

Antibiotiques courants

  • Augmentin (amoxicilline + acide clavulanique) → Augmentin (même nom)
  • Clamoxyl (amoxicilline) → Moxypen, Amoxicillin
  • Pyostacine (pristinamycine) → équivalents existent (Mythofen)
  • Bactrim (sulfaméthoxazole + triméthoprime) → Resprim
  • Zithromax (azithromycine) → Azenil, Zithromax

Allergies et asthme

  • Aerius / Aérius (desloratadine) → Aerius (même nom)
  • Zyrtec (cétirizine) → Zyrtec, Histazin
  • Ventoline (salbutamol) → Ventolin
  • Sérétide / SymbicortSeretide, Symbicort (mêmes noms)
  • Pulmicort (budésonide) → Budicort

Psychotropes et sommeil

  • Deroxat / ParoxétineSeroxat
  • Prozac / FluoxétineProzac (même nom)
  • Effexor (venlafaxine) → Effexor (même nom)
  • Lexomil (bromazépam) → Bromazepam
  • Stilnox (zolpidem) → Stilnox (même nom)
  • Imovane (zopiclone) → Nocturno, Imovane

Prise en charge financière

Une fois identifié l’équivalent israélien, le coût dépend de son inclusion dans le Sal Briout (panier de soins de base) :

  • Médicaments du Sal Briout : 15-30 ₪ par boîte avec votre carte de Kupot Holim
  • Patients chroniques : plafond annuel à ~360 ₪ — au-delà, gratuit jusqu’à fin d’année
  • Hors panier : tarif intégral, parfois élevé. Voir médicaments hors Sal Briout

Les Israéliens consomment massivement les génériques (Israël abrite Teva, premier fabricant mondial de génériques). Pour la majorité des molécules courantes, l’équivalent israélien est un générique — qualité et efficacité identiques aux marques originales, prix beaucoup plus accessible.

Cas particuliers

Molécules très spécifiques ou récentes

Pour les médicaments innovants (oncologie de pointe, biothérapies, traitements des maladies rares), votre traitement français peut ne pas être encore disponible en Israël ou être hors panier. Plusieurs voies :

  • Commission des exceptions de votre Kupot Holim — voir notre guide
  • Importation autorisée sous conditions médicales strictes
  • Bituah Mashlim ou assurance privée couvrant certains médicaments innovants
  • Essais cliniques en cours dans les hôpitaux israéliens

Médicaments pédiatriques

Les présentations (sirop, gouttes, suppositoires) peuvent différer entre France et Israël. Demandez à votre pédiatre israélien de prescrire l’équivalent dans la forme galénique adaptée à votre enfant. Les dosages peuvent également varier selon les recommandations locales.

Pilule contraceptive

La grande majorité des contraceptifs oraux disponibles en France existent en Israël, sous le même nom commercial ou un générique. Votre gynécologue israélienne pourra vous prescrire l’équivalent exact ou une alternative équivalente. Pour les nouvelles olot, voir notre guide santé des femmes en Israël.

Conseils pratiques

  1. Avant l’alyah, demandez à votre médecin français la liste de vos traitements en DCI (pas seulement les noms commerciaux)
  2. Apportez 3 mois de stock de vos médicaments essentiels pour la transition
  3. Faites traduire en anglais les pièces médicales clés (synthèse de votre dossier, ordonnances en cours)
  4. Lors de votre première consultation avec votre nouveau médecin israélien, présentez la liste DCI et demandez les équivalents avec leurs noms commerciaux locaux
  5. Vérifiez en pharmacie la disponibilité avant tout voyage — certaines molécules peuvent nécessiter commande spéciale
  6. Conservez une trace écrite des équivalences pour votre famille et vos futurs médecins

Questions fréquentes

Tous les médicaments français existent-ils en Israël ?

La grande majorité (95%+), oui — sous des noms commerciaux différents ou en générique. Quelques exceptions : médicaments très récents pas encore enregistrés en Israël, formulations spécifiques (certaines associations fixes), médicaments à usage hospitalier limité. Pour ces cas, des alternatives existent presque toujours.

Le Doliprane existe-t-il en Israël ?

Pas sous le nom Doliprane, mais la même molécule (paracétamol) existe sous Acamol — disponible partout, sans ordonnance, à 15-25 ₪ la boîte. C’est l’antalgique le plus utilisé en Israël, l’équivalent direct du Doliprane.

Comment trouver un équivalent que je ne connais pas ?

3 méthodes : (1) demandez la DCI à votre médecin français, présentez-la à un pharmacien israélien — il identifiera l’équivalent ; (2) consultez le site du Ministère de la Santé israélien (gov.il/health, base de données des médicaments enregistrés) ; (3) utilisez l’application Drugs.com qui propose les correspondances internationales.

Mon médicament n’est pas dans le Sal Briout — que faire ?

Plusieurs options : (1) saisir la commission des exceptions de votre caisse — souvent accordée pour les pathologies graves sans alternative ; (2) souscrire un Bituah Mashlim ou une assurance privée couvrant certains médicaments hors panier ; (3) discuter avec votre médecin d’une alternative thérapeutique équivalente disponible dans le panier.

Les génériques israéliens sont-ils fiables ?

Totalement. Israël est le pays de Teva, premier fabricant mondial de génériques. Les contrôles qualité respectent les standards internationaux les plus stricts. Les génériques israéliens sont massivement utilisés, y compris pour les pathologies graves. Pas d’inquiétude particulière — efficacité et sécurité équivalentes aux marques originales.

Puis-je continuer à acheter mes médicaments en France ?

Pour des raisons logistiques et financières, ce n’est pas recommandé sur la durée. Les douanes israéliennes acceptent les quantités personnelles raisonnables (3-6 mois de traitement) avec ordonnance, mais cela devient vite impraticable. Mieux vaut s’organiser avec votre médecin israélien pour passer aux équivalents locaux dès l’arrivée.


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Avertissement médical : Cet article a une vocation informative. Pour toute question concernant vos médicaments, consultez votre médecin traitant ou un pharmacien.

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